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Le coup des Écorces – 8 et 9 juin 1944

A l’aube du 8 juin 1944, l’assaut est donné par les F.F.I. contre le poste de guet des Écorces. Sept soldats allemands/autrichiens sont tués. Le poste était situé au Haut des Prés (près du lieu-dit « Le Choulot », point surélevé entre « La Grillotte » et « Le Pré Louvet »), tandis que les hommes logeaient dans une maison du centre du village, chez Mablot, actuelle maison de Brigitte Pestel. Cinq jeunes gars de Charquemont sont arrêtés. Ils sont emmenés en camion aux Écorces au matin du 9 juin. L’un des gars soulevant un coin de la bâche s’aperçut qu’un peloton d’exécution les attendait. C’est alors que l’incroyable, la chose à laquelle personne n’aurait jamais osé penser, que personne n’attendait, se produisit. LE HUITIÈME ! Celui qui complétait ordinairement l’effectif du poste de guet, arriva. Il rentrait de permission ! Il revenait par le premier train du matin. Consterné, il prit connaissance des événements de la veille. Cependant, il dit à ses supérieurs : « Ce n’est pas possible ! Ce n’est pas eux... Je les connais bien, les gens d’ici. Jamais ils n’auraient pu faire çà ! Ce n’est pas eux... Ils sont toujours en train de prier, toujours à l’église… Il n’y a que des vieux et quelques enfants... presque pas d’hommes. Ce n’est pas eux... » Suite à ce qu’il est convenu d’appeler “le coup des Écorces”, les Allemands n’exercèrent pas de représailles sur la population du village. Les paroissiens y virent une grâce de Saint Joseph et en reconnaissance, apposèrent une plaque sur sa statue le long de la rue principale. SI vous souhaitez en connaître davantage, cliquez sur les 3 liens ci-dessous. Sources : - Raconte-Moi Les Écorces, numéro 100 : article de Bernard FAIVRE [https://def773hwqc19t.cloudfront.net/website/uploads/5714/2022/destruction-dun-poste-dobservation-allemand-debut-juin-1944_730f8b762aa4c4c0b44ae2b576104c58.pdf] - … c’était la guerre 39/45 de Michel SIMONIN: rétrospective de Jacques DONZE [https://def773hwqc19t.cloudfront.net/website/uploads/5714/2022/le-coup-des-ecorces_135b8abd41f6970f74693922aaec92a0.pdf] et témoignage de Luc BEAUDROIT [https://def773hwqc19t.cloudfront.net/website/uploads/5714/2022/temoignage-de-luc-beaudroit_f33cd4fadf4cb4129f37c3d530ef252c.pdf]

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Qui sont Caroline-Judith, Joséphine-Agnès et Aimé-Victorine des Ecorces ?
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140 ans, ça se fête !

Sur son promontoire rocheux, notre église a fière allure avec la flèche de son clocher visible de toute la campagne environnante. Elle fête ses 140 ans cette année, sa construction ayant été achevée le 15 mars 1881. Comment un village de 426 habitants a-t-il pu financer un tel édifice ? C'est grâce à la "lenteur proverbiale" du maire des Ecorces au temps de la guerre de 1870, Aimé MOREL, que les premiers fonds sont  réunis. En effet, les Prussiens ont l'habitude, lorsqu'ils sont en pays occupé, de réquisitionner du fourrage et de l'avoine pour leurs chevaux. En outre, ils taxent les communes de lourdes contributions de guerre. Aimé MOREL, qui est un homme "lent", arrive à Maîche où il doit apporter la contribution de sa commune... après le départ des Allemands ! Il revient dans son pays tout rayonnant du fruit de sa lenteur. Cette argent, avec les sommes qu'il économise durant de longues annnées dans ce but, sert à payer les frais de la construction de l'actuelle église Saint Jean-Baptiste. Le précédent édifice, trop exigu et tombant de vétusté, a été démoli en 1876. On a béni la première pierre de la nouvelle église le 20 août 1877 et c'est en 1878 que commence la construction par l'entreprise BOLI. Les travaux vont durer près de 3 ans pendant lesquels des centaines de fois des voitures à cheval traversent le village, transportant les pierres extraites de la carrière d'Ulysse GUILLAUME aux Jeannerots. Les habitants contribuent ainsi aux travaux par des journées de charroi. Comme le maire, l'abbé BOILLON n'épargne pas sa peine pendant tout le temps de la construction de l'église. On le voit chaque jour présent sur le chantier, s'intéressant aux travaux. Cette église est en quelque sorte sa vie et son oeuvre, comme la paroisse des Ecorces qu'il administre durant un demi-sièce de 1863 à 1913. Pour l'anecdote, Aimé MOREL, le maire, avait épousé Victorine PETIT de Frambouhans qui était la grand-tante de Marc PETIT, le grand-père de Philippe ! Sources :  - Entre Doubs et Dessoubre en 1900, Tome 2 - page 147, Bernard VUILLET et Georges Caille - Raconte Moi, numéro 100, page 51, article rédigé par le Père Paul MARIOTTE - Photo - Collection Henri Ethalon

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Eglise de l'Assomption

L'église de l'Assomption Des écrits parlent déjà d'Arçon en 1141. La communauté d'Arçon dépendait de l'église de Doubs. Les habitants désiraient une chapelle, celle-ci fut réalisée en ce lieux en 1486, le curé de Doubs venant dire la messe tous les vendredis. On compte environ 27 familles, cette chapelle fut agrandie en 1609. En 1683, Monseigneur Pierre de Grammont accepte que cette chapelle dispose de l'Eucharistie et des Fonts Baptismaux, la population est alors évaluée à 45 familles. Au 18e siècle, la chapelle est encore agrandie. Il est construit un clocher, notre petite cloche est datée de 1768. En 1830, il est décidé de reconstruire l'église, le clocher restant à sa place. La population d'Arçon est de 796 habitants selon le recensement de 1817. Le maire est Jean-Claude Marguet ; le prêtre, Victor Defrasne, condamné à être curé d'Arçon durant 62 ans. L'architecte sera M. Pinchaux de Besançon, les travaux sont confiés à l'entreprise Prost de Pontarlier. Malheureusement, de graves malfaçons sont constatées, l'édifice menace de ruine. La sous-préfecture désigne un Capitaine du Génie au Fort de Joux, qui fait un rapport détaillé des malfaçons et donne les remèdes pour consolider l'édifice. Malgré tous ces ennuis, en 1835, la commune décide de couvrir le dôme du clocher en tuiles vernissées. La construction des autels latéraux est décidée en 1838, l'architecte étant M. Nedey de Pontarlier. Les vitraux ont été exécutés par Gorgeon de Besançon, offerts par des familles de la paroisse. Les derniers travaux datent de 1980 pour l'intérieur et 1981 pour le clocher. Cette église, sans être un monument historique, est d'agréable proportion, nos ancêtres l'ont voulue, ils y ont consacré temps et argent. A remarquer, le mobilier provenant surtout de l'ancienne chapelle : - Statue de la vierge en bois polychrome, 16e siècle, - Baptistère, 1683, - Bénitier, 1753, - Chaire à prêcher, 18e siècle, - Le maître-autel a été acheté au curé de La Madeleine de Besançon en 1834 pour 1350 francs. Ses cloches : Cloche 1 : « Marie-Simone-Caroline », diamètre 149,1 cm, Poids 2 055 kg, fondue par Paccard (Frères), en 1949, à Annecy-Le-Vieux, chante le Do 3. Cloche 2 : « Marie » (du nom de marraine), diamètre 120,5 cm, poids 1100 kg, fondue par Lièvremont (Antoine), à Pontarlier, en 1768, Chante le Mib 3. (De la part de Mehdi, passionné de cloches. Vous pouvez consulter son site : clochescomtoises.com).

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