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L'histoire de Sainte-Suzanne - Mairie de Sainte-Suzanne-et-Chammes

Sainte-Suzanne-et-Chammes

L'histoire de Sainte-Suzanne - Mairie de Sainte-Suzanne-et-Chammes
L’origine du nom Suzanne était une jeune romaine promise au fils de l’empereur Dioclétien connu pour persécuter les premiers Chrétiens. Convertie au christianisme, elle refusa le mariage et fut décapitée le 11 août 294. Devenue martyre, elle fut canonisée et devint la patronne des fiancés. L’absence de source historique ne permet pas de confirmer ni quand ni comment la relique de Sainte Suzanne abritée aujourd’hui dans la paroisse, fut ramenée en Mayenne et donna son nom au château des seigneurs de Beaumont. Pendant la Révolution française, les localités qui portaient le nom d’un saint ou d’une sainte, furent débaptisées. C’est ainsi que Sainte-Suzanne fut renommée « Mont d’Erve » puis « Suzanne sur Erve », le temps d’une révolution. Le blason de Sainte-Suzanne En Haut à droite : Les armes des Seigneurs de Beaumont, chevronnées d’or et de gueules (gueule = couleur rouge). En honneur à Hubert II de Beaumont, vainqueur de Guillaume le Conquérant lors du siège de Sainte-Suzanne au XIème siècle. En haut à gauche : Les armes de la famille d’Alençon, d’azur à trois lys à la bordure de gueules chargée de seize besants d’argent. L’héritière des seigneurs de Beaumont épouse au XIVème siècle Pierre d’Alençon, parent du roi de France. D’où la présence des lys, symbole du royaume. En bas à gauche : Les armes d’Ambroise de Loré qui défendit la Cité contre les Anglais pendant la guerre de Cent ans. D’hermines à trois quintes feuilles de gueule brochant. La présence des hermines rappellent l’origine bretonne d’Ambroise de Loré. En bas à droite : Les armes de Fouquet de la Varenne. De gueules au lévrier rampant d’argent accolé d’azur à trois lys d’or. Fidèle ami du roi Henri IV qui lui donna son titre de baron de Ste-Suzanne, il fit bâtir le château au début du XVIIème siècle. Le chien, symbole de fidélité et le collier fleurdelisé signifient l’attachement de Fouquet au roi de France. Sainte-Suzanne, son histoire au fil des siècles Fin du 1er âge de Fer du 6ème au 5ème siècle avant J.C. – Les remparts « vitrifiés » La position stratégique de l’éperon rocheux dominant la vallée de l’Erve explique l’origine du site défensif de Sainte-Suzanne. Au cours du XIXème siècle, des savants mirent à jour des murs de fortification « vitrifiés ». Afin de consolider les murailles, des blocs de granit et de grès furent chauffés à une température extrêmement élevée (jusqu’à 1400° degrés). L’ajout de soude, potasse, sel et argile permirent de ralentir la combustion afin d’atteindre la vitrification des pierres. Si les analyses scientifiques ont révélé la composition des murs vitrifiés, la technique de leur construction demeure une énigme. Sur la façade sud des remparts, quelques pierres vitrifiées sont encore visibles. Meules trouvées dans la cour du château lors des fouilles de 2004 Epoque gallo-romaine (5ème siècle avant J.C. – 5ème siècle après J.C.) De récentes fouilles archéologiques à l’intérieur du château ont exhumé des fragments de céramiques à usage culinaire, des meules pour écraser le grain, des objets plus précieux comme des perles de verre, une monnaie d’inspiration grecque, et des pièces d’équipement de cavaliers. Autant de vestiges qui attestent l’occupation humaine du site et la présence d’une cavalerie « aristocratique » gauloise. Le siège de Sainte-Suzanne par Guillaume le Conquérant – XIème siècle De 1083 à 1086 environ, les troupes de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d’Angleterre, assiégèrent le château de Ste-Suzanne défendu par son seigneur, le vicomte Hubert II de Beaumont.Au XIIème siècle, le moine normand, Orderic Vital, a raconté dans ses chroniques le siège de Ste Suzanne ; les lieux, les batailles, les échecs du siège et la victoire d’Hubert II de Beaumont face à la puissance anglo-normande. Ste Suzanne, la seule place forte que l’invincible Guillaume ne put prendre, reste l’une des grandes fiertés de son histoire. Le Camp des Anglais La guerre de Cent ans – l’occupation anglaise de 1425 à 1439 Quatre siècles plus tard, les Anglais prenaient leur revanche. En 1425, les troupes anglaises du comte de Salisbury, démantelèrent les murailles à l’aide d’une puissante artillerie et firent prisonnier son commandant, Ambroise de Loré, qui fut libéré en échange d’une forte rançon. La ville resta aux mains des Anglais jusqu’en 1439. Elle fut reprise par les troupes françaises de Jean de Bueil, grâce à la complicité d’un soldat anglais, John Ferremen, mariée à une Suzannaise. Les guerres de Religion – XVIème siècle Par mariages et héritages successifs, la forteresse de Ste-Suzanne est passée au XIVème siècle, des Beaumont-Brienne à la riche et puissante famille d’Alençon. Par sa grand-mère paternelle, Françoise d’Alençon, Henri IV hérite de la baronnie de Ste-Suzanne. Pendant les guerres qui opposent Catholiques et Protestants, Ste-Suzanne qui fait partie du domaine royal, dut affronter les Ligueurs, partie ultra catholique qui briguait la couronne de France. La ville fut défendue par Claude de Bouillé qui ne put empêcher la ruine de l’église, d’une partie des remparts et de la tour poudrière. Claude de Bouillé Fouquet de la Varenne et la construction du château – XVIIème siècle Henri IV, sacré roi de France en 1594, vendit la baronnie de Ste-Suzanne à son épouse, Marguerite de Valois, « la reine Margot » qui la conserva pendant dix ans avant de la revendre en 1604, à Guillaume Fouquet de la Varenne. Ami du roi, Fouquet de la Varenne cumula les charges officielles et honorifiques notamment celle de Contrôleur Général des Postes. Il fut anobli par le roi et devint en 1598 baron de Ste Suzanne. Il fit construire le logis dont le style annonce par l’équilibre et la sobriété de son décor, le classicisme français. Tombé en disgrâce après l’assassinat d’Henri IV en 1610, il ne put en achever la construction. Une ville administrative et prospère sous l’ancien régime – XVIIIème siècle Au XVIIIème siècle, Ste-Suzanne est une ville administrative active qui compte entre autres, une sénéchaussée, un grenier à sel, une poste, une juridiction, un hôtel de ville. Des officiers royaux (procureur du roi), et municipaux (échevins, greffier, syndic-receveur…), des notables (avocats, juges, notaires…) et propriétaires terriens forment une bourgeoisie qui est à l’origine des belles demeures encore visibles intra-muros. Les lettres patentes de Louis XIV qui autorisent foires et marchés dès 1661, ont permis à la ville de développer un centre économique attractif. Les moulins à foulon, à céréales, à tan, à papier ; les tanneries et les fabriques de cartes à jouer font vivre toute une population d’artisans et d’ouvriers. Révolution et Chouannerie La bourgeoisie et les habitants de Ste-Suzanne se montrent favorables au changement de régime. En octobre 1790, la population pille le grenier à sel et demande la suppression de la gabelle. Jean-François Marquis-Ducastel, alors curé de la paroisse, refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé et devient un des nombreux prêtres réfractaires de la région. En 1793, « les Chouans », des paysans hostiles à la conscription militaire (levée en masse de soldats) et aux réquisitions organisent la contre Révolution en menant des « guérillas » dans le bocage et dans la forêt de la Charnie. Le 22 mars 1796, Perrine Dugué, jeune paysanne de 17 ans et fervente patriote, fut sauvagement assassinée par trois chouans. Les miracles qui eurent lieu sur sa tombe peu de temps après, déclenchèrent un véritable culte populaire. Elle devint « la sainte qu’on a vu monter au ciel avec des ailes tricolores ». Tannerie Martin début du XXème siècle La belle endormie – XIXème siècle Après la Révolution, Ste-Suzanne perd ses activités administratives au bénéfice de la ville voisine d’Evron. Devenue chef lieu de canton, elle garde néanmoins des pouvoirs de juridiction avec un juge de paix, un bureau de perception, une poste et une gendarmerie. Faute de n’avoir su se moderniser, les activités économiques périclitent. Les moulins à foulon cessent de

Source : Sainte-Suzanne-et-Chammes

Publié le 04/06/2026