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Patrimoine architectural

Source : Iteuil
Patrimoine architectural

L'Eglise Saint Saturnin L'Eglise Saint Saturnin La date de fondation est difficile à établir avec précision, mais il est certain que l'église de la paroisse, dédiée à Saint-Saturnin, avait une certaine importance au début du XIIe siècle lorsque, vers 1108, Geoffroy NIVON, seigneur d'Aigne et d'Iteuil en fit don à l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers. Cette église, au cours des siècles, a connu bien des transformations. Les deux dernières remontant à 1854 et 1874 lui donnèrent l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui. La restauration qu'elle a subie a permis de l'embellir sans pour autant effacer le caractère ancien que nous ont légué nos aïeux. Les stalles de l'Eglise d'IteuilAdossées aux murs latéraux du sanctuaire, huit stalles de chêne du XVème siècle, restaurées par l'abbé Compagnon en 1925, furent classées "monument historique" en 1927. La Bourgeoisie La Bourgeoisie Située à l'entrée du bourg, adossée au vieux coteau de "Chaulmenègre" (coteau de chaume de gré), la Bourgeoisie est toujours là, accueillante et radieuse, tel un sourire au regard de la vallée. La Bourgeoisie fut acquise en 1923 par M. Alexandre Manteau (père de l'ancien maire : Hervé Manteau). Elle est désormais propriété communale. Elle a accueilli plusieurs organismes : Comité Régional Olympique et Sportif, Fédération Nationale de Twriling bâton ou encore la Mission Locale Rurale Centre et Sud Vienne. La chapelle Sainte Magdeleine La chapelle Magdeleine que les habitants de Ruffigny appellent plus volontiers Sainte Marie Madeleine, a des origines anciennes. Elle aurait appartenu à une certaine époque à la famille Chevalier-Ruffigny. (Chapelle privée). Le château d’Aigne Le château d'Aigne Admiration des touristes sur son promontoire rocheux, depuis un demi millénaire, il domine en sentinelle avancée, la magnifique vallée du Clain. Cet ancien château fort fut construit en 1442 par Jean II de Vivonne, à l'emplacement d'une villa romaine qui s'appelait "Villa Lenis" ou "Villa Leenia", transformée en vicaria après la fin de l'occupation romaine. La seigneurie d'Aigne dépendit un certain temps de la puissante famille des Lusignan dont l'un d'eux, Guy, devint roi de Chypre et de Jérusalem.Après un long passage aux mains des Vivonne, François de Barbezières, Comte de Chémerault en devint propriétaire à la fin du XVIe siècle. C'est ce puissant seigneur, ami du roi Henri III, puis sa sœur Françoise de Constance qui, entre 1600 et 1610, firent restaurer les constructions en partie détruites par les guerres de religion en 1569.Une dernière restauration qui eut lieu vers la fin du siècle dernier nous a laissé ce bijou de notre histoire locale que nous connaissons aujourd'hui. D'après certains auteurs, le roman de Jules Sandeau,, intitulé "Mademoiselle de la Seiglière" semble faire du château d'Aigne, la demeure de son héroïne.(Château privé classé aux bâtiments de France). Le château de la Gruzalière Le château de la Gruzalière Le randonneur qui, de la Gruzalière, emprunte le sentier en direction de Mougon est agréablement surpris en découvrant sur sa droite une demeure aux lignes sobres et élégantes, dont la façade au levant s'encadre magnifiquement dans un îlot de verdure. Ce château date du milieu du XVIe siècle et comporte une chapelle. Les armes de l'un des premiers propriétaires, un trésorier du roi Henri IV, figurent toujours au-dessus d'une porte. C'est lui qui a décoré le mur de l'aile gauche par l'effigie royale en bois de noyer, dans l'attente dit-on, d'une visite du souverain au Poitou, dont Ravaillac anéantit le projet en 1610.A l'origine et jusqu'au XIVe siècle, s'élevait sur la butte située à 200 mètres de la maison actuelle, un château fort appelé "Château de Clavière" et dont il reste de nos jours la base hexagonale d'une grosse tour cerclée d'une douve sèche.Au temps où le roi d'Angleterre possédait l'Aquitaine, ce donjon surveillait la vallée et route d'accès vers le sud. Lorsque Charles V entreprit la reconquête du Poitou, Duguesclin qui mit le siège devant Château-Larcher, en profita pour détruire les postes anglais du voisinage.C'est ainsi que fut pris, en 1368, le Château de Clavière (la clef) dont le nom est resté à la forêt qui s'étendait de là vers l'ouest et le sud. Au centre de la tour, subsiste toujours l'entrée d'un souterrain effondré.(Château privé) Le château de la Troussaye Le château de la Troussaye Situé dans un lieu incomparable, dans son décor de verdure et de haute futaie, le château de la Troussaye fut édifié en 1872 à l'emplacement d'une métairie et à quelques dizaines de mètres des ruines (aujourd'hui disparues) d'une ancienne abbaye de l'ordre de Grandmont.Au IIIe siècle de notre ère, il y avait à la Troussaye une villa romaine appelée "Villa Trossoea". Elle s'intégrait dans un camp situé en limite du suburbium de Poitiers.Les retranchements de ce camp sont encore apparents. C'est tout près de ce lieu que les envoyés de Sainte Radegonde et de Saint-Junien, chargés réciproquement d'annoncer la mort de leur maître se rencontrèrent le 13 août 587, l'un venant de Poitiers, l'autre de Chaunay, leur maître étant mort le même jour à la même heure.A l'endroit précis de cette rencontre, on éleva une croix que l'on appela "Croix de la rencontre" ou "Croix de la montre". Plus tard une chapelle fut construite et vers 1150, les moines de Grandmont y fondèrent un prieuré.De nos jours encore, un champ s'appelle "Champ de l'Abbaye" et le bois qui longe ce champ porte le nom de "Bois de la Croix Montre" ou "Bois de la Rencontre".(Château privé). Le manoir de Bernay Le manoir de Bernay Il dresse toujours au pied du coteau sa fière silhouette d'antan. Avec ses murs vieillis par le temps et sa toiture aux pentes rapides, il semble avoir défié les ans, et peut-être n'a-t-il pas comme son voisin du village (château d'Aigne), subi l'outrage des guerres de religion. Même si la chapelle en ruines ne se visite plus, de même que les lieux, le touriste qui emprunte l'une ou l'autre des routes de la vallée a toujours un regard bienveillant vers cette noble demeure témoin de l'histoire. Ce manoir aurait été construit vers l'an 1400 par un certain Denis Gillier, écuyer, seigneur des Forges, membres d'une puissante famille de la région. (Manoir privé).

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