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Autre Liebsdorf

Photos du  village en 1950

Source : Liebsdorf
Photos du  village en 1950

Histoire du village Histoire du VillageOrigine du nom du village et des habitants (source : Pascal Froehly) On trouve des écrits sur Liebsdorf dès 1179 et le village ne doit pas être beaucoup plus ancien. En effet, le suffixe "Dorf" indique une localité nouvelle qui s'est bâtie sur des forêts défrichées, après l'an mille, alors que la population de la région augmente et doit chercher de nouvelles terres cultivables. Le blason de la commune, jusqu'en 1977, représentait d'ailleurs une gerbe de blé. Cette gerbe est restée en médaillon sur le nouveau blason qui rappelle le château du Liebenstein. On sait peu de choses sur les origines de Liebsdorf. Le nom du village provient indiscutablement du nom du château du Liebenstein. A travers les siècles, on trouve plusieurs noms : Liebesdurf (1243), Liebesdorf (1314), Liebenstorf (1394), Liebstorff (1426), Lieboncourt ou Lebeucourt (1740), Liebsdorff (1803). Le habitants de la commune s'appellent donc d'Liebsdörfer en alsacien, ou Lebeucourtois en français. Les métiers des habitants de Liebsdorf au 19ème siècle : document PDF à télécharger ici Les clouteries de Liebsdorf : document PDF de 56 Ko à télécharger ici Historique du village (source : Pascal Froehly) Le ban communal a été habité très tôt : - découverte d’une hache et de pointes de flèches du néolithique en 1878 - Présence de cinq sites occupés au néolithique ( Wolfacker, Frenstatt, Liebenstein,…et restes de traces d’un mur de défense au sommet du point culminant de l’Oberberg (683 m) A l’époque romaine, un poste de surveillance (castel en pierre) a été édifié sur une colline, le long de la voie romaine ( axe Besançon - Bâle). Plus tard, le château du Liebenstein (ou Liebstein) a pris la place de ce poste de garde romain. -Le château du Liebenstein, dont il reste des ruines et le donjon, est cité au 12ème siècle. Il possède des archères qui sont les plus anciennes d’Alsace. La localité qui s’est développée autour du château a sans doute repris le nom de celui-ci, encore que plusieurs théories s’opposent : a) La première indique que le nom de la commune viendrait du nom d’un homme germanique, Lobo. b) La 2ème fait le rapprochement avec le 1er occupant connu du château, Bourcard (ou Bourcourd) de Lebetain ( ou Libeten). c) La 3ème, la plus poétique, fait référence à une bergère et au fils du comte de Ferrette (légende fondatrice du château). Selon les historiens, le suffixe « dorf » est utilisé pour les localités qui se sont développées sur des forêts défrichées, l’augmentation des populations obligeant à gagner de nouvelles terres cultivables. Ceci permet de situer la fondation du village dans une période allant du 8ème au 10ème siècle. Le premier nom connu est « Liebesdurf ( 1243), puis le village est devenu successivement Liebesdorf (1314), Liebenstorf (1394 - nom autrichien) Liebstorff (1426), Lebeucourt ou Liebencourt ( 1740), Liebsdorff ( 1803) . A part le château, un des éléments marquants du patrimoine communal est la grange dimière du Liebenstein dont la présence est attestée au 16ème siècle, mais qui est peut-être bien antérieure. En raison de la présence des chevaliers de Liebenstein, Liebsdorf servait au moyen-âge de mairie aux villages voisins. La paroisse ne fut créée qu’en 1870, date de construction de l’église Saint Jean Gualbert. Avant cette date, les paroissiens se rendaient à Durlinsdorf. La chapelle de Notre Dame du Bon Secours daterait également du début du 19ème siècle. Histoire contemporaine : L’ancien presbytère de Liebsdorf a servi de refuge pendant quelques jours au général Henri Giraud, évadé de la forteresse allemande de Koenigstein le 17 avril 1942. Il y fut hébergé par le curé du village, le Père Joseph Stamm, qui organisa son passage en Suisse. Giraud put ensuite rejoindre l’Afrique du Nord où il devint le commandant en chef des forces françaises. Ses relations suivies avec le président américain Roosevelt lui permirent de réarmer entièrement une armée d’Afrique qu’on estime à 750'000 hommes et qui participa activement à la lutte contre les armées hitlériennes : libération de la Tunisie, libération de la Corse, débarquement en Italie, débarquement en Provence, libération de l’Alsace, campagne d’Allemagne… Le 17 avril 1945, le Père Joseph Stamm fut abattu à Wolfach (D) avec René Ortlieb qui appartenait au même réseau de résistance. Liebsdorf, un village entre deux guerres (source : Pascal Froehly) Situé sur les premiers contreforts du Jura, le village de Liebsdorf est entièrement détruit durant la Guerre de Trente Ans. Pourtant, il est peu à peu repeuplé par quelques rares survivants, puis par des colons suisses attirés par les terres en friches proposées par le Roi de France et par des promesses d’exemption d’impôts. En 1870, il compte environ 450 âmes. Le traité de Francfort, qui marque la fin de la guerre franco-allemande de 1870/71, rattache l’Alsace à l’Empire allemand ce qui provoque le départ de plusieurs familles (essentiellement les fonctionnaires) vers la «vieille France». Attachée à son outil de travail, la terre, le reste de la population, essentiellement des agriculteurs-éleveurs, ne bouge pas et prend, à partir du 1er octobre 1872, la nationalité allemande. Des enseignants allemands remplacent les anciens maîtres, et il est désormais interdit de parler français mais aussi alsacien. Cette dernière mesure sera sans doute la plus difficile à accepter par la population locale. Cette période, à l’exception de la langue, n’apporte pas de grands changements dans le quotidien des habitants et les cartes postales de cette époque montrent une population relativement prospère, même si beaucoup d’habitants exercent plusieurs professions. Une boutade locale, destinée sans doute à édifier les jeunes filles, rappelle qu’un honnête homme de Liebsdorf est agriculteur à la belle saison, bûcheron en hiver et contrebandier toute l’année! Epargné par le conflit de 1870-1871, le village est beaucoup plus touché par la Première Guerre mondiale. En 1914, les troupes françaises font plusieurs incursions en Alsace et, à Liebsdorf comme dans d’autres villages, ils emmènent des jeunes gens mobilisables pour les intégrer à l’Armée française. L’Armée allemande ayant déjà mobilisé le reste, les jeunes de Liebsdorf se battent donc dans les deux camps, souvent sur les mêmes fronts. On ne sait pas si c’est dans l’enthousiasme qu’au moins douze d’entre eux donnent leurs vies pour leurs «patries» respectives, même si leurs parents ne savent pas très bien à l’époque à quelle patrie ils appartiennent. Qu’ils soient tombés en France, en Allemagne ou en Russie, la sagesse populaire a permis de rassembler leurs noms, sans distinction, sur le monument aux morts érigés en 1927, dans le cimetière communal. Située sur la ligne de front, la commune garde les traces des tranchées, fortifications, bunkers, et autres ouvrages édifiés du côté de la frontière suisse, non loin du Largin, ferme et restaurant située sur la commune de Bonfol, dans le fameux «Bec de canard», qui avance en territoire français. Fortifié par l’armée suisse, le Largin est touché, durant le conflit, par quelques obus allemands. Pour éviter la même maladresse, les Français installés dans la région de Pfetterhouse, ne tirent pratiquement jamais sur Liebsdorf, situé derrière le «Bec de canard» et les dégâts sont relativement minimes. A partir de 1917, la population est entièrement évacuée vers la Bavière, à Nabburg, et elle ne reviendra à Liebsdorf qu’à la fin de l’année 1918 et au début de 1919. Durant tout ce temps, un homme vit caché dans sa maison, échappant à toutes les patrouilles. Il s’agit de Camille Hirtzlin, qui va ensuite s’installer à Vicques, près de Delémont. Si le village est évacué, le Liebenstein, avec les ruines de son château médiéval et ses fermes, n’est pas concerné. Les fermiers mennonites peuvent continuer à exploiter leurs terres, même si l’endroit sert aussi de cantonnement à de nombreux soldats allemands. Grâce à leurs provisions, ces fermiers peuvent, aider la po

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