Drapeau de la France
Les voix de la France
Actualtés locales
Autre Armissan

Découvrez Armissan

Niché au cœur de la clape, Armissan et un village paisible au centre d'un milieu naturel protégé. Peu de nuisance sonore et une nature abondante en font un cadre de vie privilégié.

Source : Armissan
Découvrez Armissan

Le service YouTube est désactivé.L'administrateur du site doit activer ce service dans : Administration du site > Sites > Paramétrer > Services tiers Niché au cœur de la clape, Armissan et un village paisible au centre d'un milieu naturel protégé. Peu de nuisance sonore et une nature abondante en font un cadre de vie privilégié. A faible distance de Narbonne et de la mer, son emplacement géographique conviendra aussi bien aux travailleurs qu'aux vacanciers! La « Cour du château vieux », dans un recoin de la place du village, laisse le visiteur perplexe. Où se trouve le vieux fort médiéval ? Il n' en reste rien. En 1736, il était dans un tel état de délabrement que le Comte d'Albaret ordonna sa démolition. Tous les matériaux provenant de la démolition furent réemployés pour la construction du nouveau château. Messire Antoine-Marie de Ponte Comte d' Albaret, Seigneur d'Armissan, Combe longue, St Pierre Del Lec, Quatourze et autres lieux, Conseiller du Roy et Intendant du Roussillon, préside la cérémonie de la pose de la première pierre du château actuel, le 14 avril 1736 en présence du Sieur Cadas, architecte de la ville de Narbonne, de Monsieur le curé d'Armissan Raouls qui bénit la pierre et des consuls et conseillers de la Communauté d'Armissan:Comballer consul,Villebrun consul Vie consul, et les conseillers Coural, Durand, Poumarede, Gairaud, Caumel, Audie, Becus Romain, Deveze, Burges, Gazel, Monbrun et Ferrier greffier. Au XIX" siècle, la Seigneurie appartient à Yacinthe de Latenay puis à Jules-Antoine Sebastien Vie Anduze, Maire de Narbonne sous le Second Empire. Au xxe siècle, le château est restauré entre 1910 et 1914. Marie Vie-Anduze, épouse de Louis Arnaud de Crozals, décède en 1949 sans postérité. Alberte Raspaud (1914-1996), fille de la gouvernante dévouée Elodie Raspaud, épouse d'Edouard Barincou, hérite de tous ses biens en 1949. La propriété viticole est vendue et le château est acheté par le Comité d'Entreprise Dassault de Toulouse (1979-1992). En 1992, le baron Alain Duplessis de Pouzilhac achète le château et le restaure complètement. Tous les ans, vers le 15 août, la Mairie organise un repas spectacle dans le parc du château avec l' aimable autorisation du propriétaire. Après la destruction par les bandes mercenaires a la solde du Prince Noir (1355) du Prieuré de St Pierre del Lec, une autre église fut construite près du fort: c'est l'église St Etienne. Les registres du Vatican détiennent un procès verbal de 1404 mentionnant l'église St Etienne d'Armissan L'église église paroissiale dudit lieu, bien qu'auparavant l'église paroissiale fût celle de St Pierre del Lec. La construction de la nouvelle église est l' oeuvre de la famille de Beaumont. En 1729. la neige fut si abondante qu'elle fit écrouler l'église. C'est l'architecte du château Antoine Cadas qui établit les plans de réparation. En 1732, l'église est dotée d'une cloche en bronze. Le 22 Prairial An VIII (10 juin 1799) le prêtre jureur Antoine Hercule Rollan doit dire la messe dans la grande salle du château attendu qu'on ne peut entrer dans la ci-devant église paroissiale, qu'une partie d'icelle a croulé et qu'elle menace d'une ruine totale. La restauration est réalisée sous Consulat. En 1865, l'architecte Cambriels construit la façade et la coupole actuelle avec son clacher octagonal. En 1904 1e curé Labat fait construire un autel en marbre blanc de Carrare, orné de fines mosaïques vénitiennes et de colonnettes en onyx. L'appui de communion est dans le même style avec des colonnettes en marbre vert pyrénéen de Campan. La loi de séparation des églises et de l'Etat (1905) permet à la commune de devenir propriétaire de l'église et du presbytère. Le presbytère étant confisqué, c'est une généreuse paroissienne Mlle Emilie Bécus qui offre au curé la maison de maître située près de la mairie. Dans l'église, derrière l'autel trône un tableau de 1634, représentant St Pierre et St Etienne, oeuvre d' Antoine Rodière. Les deux tableaux latéraux représentent St François d'Assise et St Jean l'Evangéliste. Une statue du XVIe de St François d'Assise en bois doré et polychrome a été restaurée en 2005. Une restauration importante de l'église a été réalisée en 2016 et 2017 grâce à l'aide de généreux donateurs. La « Muraillasse » est le nom actuel d'un lieu-dit près du domaine de Cazeneuve. C'est à cet endroit que fut construite une chapelle au IXe siècle. Elle est modeste. Peu après, un prieuré y est ajouté et dépend de l'abbaye de Lagrasse. Au XIIIe siècle, la chapelle de Saint Pierre est remplacée par une église plus vaste consacrée aux apôtres Saint-Pierre et Saint-Paul. C'est de cette église dont la tradition locale nous dit qu'elle était commune aux deux paroisses d'Armissan et de Vinassan. Un incendie perpétré par les troupes du Prince de Galles l'aurait détruite, en 1355. La « Muraillasse », le mur de l'église encore en élévation, borde la route, mesurant 10 mètres de long et plus de neuf mètres de haut pour une épaisseur 1,40 mètres. Il subsiste l'ancienne porte sur laquelle se trouvent les vestiges d'une bretêche, reposant sur un arc surbaissé, sur deux encorbellements constitués par quatre corbeaux. Le village d'Armissan possède encore les reliques de trois moulins à blé : le moulin de Rossignol (1799) le moulin de Catou (1802) le moulin bas (1824) Le propriétaire du moulin de Rossignol, Joseph Vidal était parait-il toujours gai et sifflait comme un rossignol en surveillant ses meules. Le propriétaire de Catou était un sage, un homme cultivé à qui les villageois s'adressaient pour demander conseil. Il était surnommé Catou, comparé à Caton l'Ancien de Rome. Catou est la déformation de Caton.Les meuniers formaient une caste à part dans la population des villages. Souvent, on se mariait entre familles de meuniers. Les meuniers étaient plus riches que les autres villageois. Ils avaient des charrettes, des chevaux, des muets, des ânes. Avec leurs déplacements dans les villes avoisinantes pour leur commerce ou leur matériel à remplacer, ils étaient beaucoup plus ouverts sur l'avenir et les nouveautés que les autres villageois. Ils étaient propriétaires de leurs moulins et des terres environnantes. Pourquoi à Armissan a-t-on construit 2 moulins à 3 années d'intervalle ? (1799: Rossignol sous le Directoire et 1802: Catou sous le Consulat) Le gouvernement autoritaire de Bonaparte invite la paysannerie à produire plus de céréales. En effet, les préfets (1800) dictent à chaque commune le nombre d'hectares de blé à cultiver. Bonaparte réussit à mettre fin aux crises économiques cycliques qui ruinaient le pays, à cet enchaînement imparable : gel, grêles ou sous-production agricole entraînaient une crise de sous-consommation artisanale et industrielle débouchant sur une crise sociale.En augmentant les surfaces cultivées en blé, on obtient des surplus qui sont stockés pour venir combler le déficit des mauvaises années. On évite ainsi que le prix du blé double, selon la loi de l'offre et de la demande. N'oublions pas qu'à l'époque, la nourriture de base du monde rural (80 % de la population) était le pain et autres préparations à base de farine (gaufres, crêpes ... etc.). Si les riches pouvaient suivre les fluctuations du prix du pain lors des mauvaises récoltes, par contre le « menu peuple » (brassiers, journaliers, manouvriers, valets de labour...) vivait dans la misère. La popularité de Bonaparte devenu Napoléon en 1804 vient surtout de la stabilité économique qu'il a instaurée et du « pain à bon marché » plus que de ses succès militaires. De plus, Napoléon avait besoin de soldats bien nourris et solides pour conquérir l'Europe. Parlons enfin du moulin le plus récent: le moulin bas, encore en bon état. Une fleur de lys borde la date: 1824 .Nous sommes sous la Restauration et c'est aussi la date de la mort de Louis XVIII. Même si le fondateur du moulin n'était pas royaliste, par respect pour les autorités du moment, il se devait d'arborer les armoiries des Bourbons. Le voyageur qui passe à Narb

Partager cet article