Patrimoine Local
Forts de ses labels Village de Charme et Petite Cité de Caractère, le village du Puy Notre Dame, Maine-et-Loire (49) peut s’enorgueillir d’un patrimoine aussi riche que varié qu’elle contribue à défendre, mettre en valeur et faire vivre, par l’intermédiaire de ses habitants, bénévoles et passionnés, pour le bonheur de tous.
AccueilCulture tourismeDECOUVRIRPatrimoine local Patrimoine Local Fiers de nos labels Forts de ses labels Village de Charme et Petite Cité de Caractère, le village du Puy Notre Dame peut s’enorgueillir d’un patrimoine aussi riche que varié qu’elle contribue à défendre, mettre en valeur et faire vivre, par l’intermédiaire de ses habitants, bénévoles et passionnés, pour le bonheur de tous. Patrimoine historique et architectural Un peu d'histoire À l’origine du nom de notre village, existait sur la colline du Puy-Notre-Dame en 1123, une église romane dédiée à Marie, ecclesia beatae Mariae de Podio (celte peuch, latin podium, français puy), à laquelle était adjoint un prieuré. À cette même époque, une relique de la ceinture de la Vierge Marie, apportée de Palestine, dit-on, par Guillaume IX, duc d’Aquitaine, fut déposée dans l’église par ce dernier, au retour de croisade. À la fin du XIIème, sa petite-fille Aliénor, en hommage à la Sainte Vierge, fit commencer la construction de l’église Notre-Dame sur l’emplacement de la précédente. La Sainte Ceinture de la Vierge, conservée en la Collégiale depuis cette époque, a acquis la réputation de favoriser la grossesse et la naissance d’enfants mâles. Anne de Bretagne pour le dauphin Charles, Anne d’Autriche pour Louis XIV et l’impératrice Eugénie (Napoléon III), entre autres, ont eu recours à ses bienfaits. La belle Collégiale qui domine le paysage alentour, commencée donc vers 1154 et achevée vers 1250, s’inspire du plan de la cathédrale de Poitiers, elle offre un mélange de style gothique poitevin et angevin Plantagenêt : trois nefs à six travées, transept et abside à chevet rectangulaire, grand clocher avec flèche de pierre et clochetons du XVème, tympan plat orné de la Vierge et de deux anges.À l’intérieur, on peut y admirer des stalles sculptées du XVIème et l’Assomption peinte par Jean Boucher en 1621. L’escalier du clocher permet de découvrir au premier niveau la salle du Trésor, réservée au Roi pendant les offices, puis la charpente et le panorama environnant. Louis XI, qui aimait séjourner au Puy-Notre-Dame, y créa, en 1478, un chapitre (ou collège, d’où le nom de collégiale donné à l’église) composé de chanoines, de vicaires, ainsi qu’une salette (ou maîtrise), avec un maître et six enfants de chœur, qui servit aussi d’école. Aussi, les voûtes de l’église résonnent-elles encore des innombrables offices religieux auxquels se joignaient en masse les pèlerins (ceinture de la Vierge et chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle). Se découvrent aussi les maisons typiques de vignerons, entièrement bâties en pierre de taille aux XVIIIème et XIXème siècles et se composant d’un grand corps de logis sur cour avec puits, écuries, dépendances utiles souvent troglodytiques (cellier, pressoir…), hauts murs de clôture et porches monumentaux. Les hameaux qui composent le village autour du bourg, Cix, Sanziers, Chavannes, La Raye ou Les Caves, sont riches de manoirs, anciennes seigneuries et châteaux, à l’image du Château du Lys, ancienne propriété de Charles Louvet, député de Maine-et-Loire, maire de Saumur et ministre de l’agriculture sous le Second Empire. Le Patrimoine bâti Protégée par des remparts percés de 6 portes et de 10 guichets dont on peut encore admirer quelques vestiges, la petite ville fut cependant occupée au XIVème par les Anglais (Guerre de Cent Ans) et saccagée au XVIème pendant les Guerres de Religion où fut détruite une grande partie de l’enceinte fortifiée. Outre la Collégiale du XIIème siècle, ses stalles, sa salle du trésor et son imposant clocher, le visiteur peut contempler au détour des ruelles du vieux Puy, des maisons du XVème etXVIème siècles et d’autres richesses architecturales dont voici un aperçu ci-contre. Légende: A Coquille Saint-Jacques sur maison B Porche XVIIème C Maison XVIIIème D Porche XVème, rue Sainte E Maison XIVème F Porche XVème et remparts G Manoir, ancien Couvent des Cordeliers XVIème H Porte « Guichet » des remparts I Coquille Saint-Jacques sur Manoir XVIIème J Chapelle funéraire Saint-Sauveur XVème Le Parcours de Découverte du Patrimoine Un parcours de découverte du patrimoine architectural du village a été mis en place avec le concours de l’Association des Petites Cités de Caractères. Il sera disponible prochainement. Un second parcours enrichi d’autres découvertes, élaboré par l’Association du Patrimoine du Puy Notre Dame, sera bientôt publié. Vous pouvez d’ores et déjà vous reporter au blog de Dominique Monnier, riche de détails et d’anecdotes sur notre patrimoine ponot. Patrimoine gastronomique Le Champignon et sa Cave Vivante Le champignon de Paris est aujourd’hui cultivé à Saumur et ses environs dans des galeries de pierre blanche, appelée tuffeau. C’est un lieu idéal pour le développement des champignons car il est très humide et la température ne dépasse pas les 15°C. Dans ces galeries en Anjou, c’est 70% de la production française qui s’y trouve. Le village du Puy Notre a accueilli pendant de nombreuses années plusieurs entreprises familiales de culture de champignon, faisant de ce secteur le premier employeur de la région, avant la vigne, jusque dans les années 1980. Si vous voulez en savoir plus sur le champignon, les caves et l’histoire qui y est associée, il faut absolument aller visiter la Cave Vivante du Champignon, située à Sanziers sur le village du Puy Notre Dame. Ce musée est entièrement consacré à la culture du champignon et à son histoire. Dans ces caves de plus d’un hectare, à l’abri du temps qui passe, venez découvrir la culture authentique des champignons en troglodyte. Jacky Roulleau, champignonniste, vous accueille dans ses habitations troglodytiques du 16ème siècle où sont cultivés les champignons de Paris et Sylvestres. Un diaporama et plusieurs mises en scène racontent l’histoire de la cave, la géologie du tuffeau, les fossiles marins, l’habitat troglodyte et l’histoire locale. A l’issue de la visite de la champignonnière, une dégustation des vins du domaine familial du Clos Saint-Maur. Le vin et le champignon, une tradition, un grand moment de culture symboles du patrimoine ponot. Pour plus d’information : https://www.lechampignon.com/LE-PUY-NOTRE-DAME-ET-LA-CAVE-VIVANTE-DU-CHAMPIGNON_a27.html Le Crêmet d'Anjou et ses moules Le Crêmet d’Anjou est une spécialité régionale de dessert remis à la mode vers 1900 par Marie Renéaume talentueuse jeune cuisinière. Son succès a fait circuler la recette dans les campagnes angevines. Sa texture mousseuse et aérienne est incroyable. En 1921, Curnonsky, célèbre Prince des Gastronomes, écrivait dans le guide des merveilles culinaires de l’Anjou : « Le Crêmet est le régal des Dieux ». Dessert aristocratique pourtant servi dès 1702 sur les banquets institutionnels de l’Hôtel de Ville d’Angers, le Crêmet d’Anjou a failli disparaître faute de moules qui servent à son égouttage. Cordiformes, par tradition, ces moules sont désormais faits de façon artisanale en Anjou, à la main, grâce à l’Association du Crêmet d’Anjou et son emblématique ambassadrice, Sophie REYNOUARD DAVID-AUVRAY qui en a déposé la marque. L’Association du Crêmet d’Anjou a également pour objectif de promouvoir le Crêmet d’Anjou sur son territoire et ailleurs, perpétuer les recherches historiques et recueillir les témoignages des passionnés. Pour plus d’informations: https://www.cremetdanjou.net/association-du-cremet-d-anjou La Fouée et son four La fouée est un petit pain fait de farine de blé, d’eau, de sel et de levain qui est cuit au feu de bois. Dès sa sortie du four, la fouée est ouverte pour être fourrée de garnitures salées ou sucrées. Son origine est très locale et très rurale. Elle représente le plaisir simple de se retrouver autour d’un repas. Autrefois, en Anjou et en Touraine lorsque les villageois se réunissaient autour du four à bois du village pour cuire les fournées de pain, les boulangers jetaient dans celui-ci de petites galettes de pâtes pour évaluer la température du four avant d’enfourner le pain. Très réactive à une fort